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Un peu de « nostalgie » : Test de Freelancer (2003)

Lors de sa sortie, les joueurs devaient être patients pour jouer à Freelancer. Après de longues années de développement dont les premières annonces remontent à 1997-1998, le projet arrivait à terme seulement en 2003.

 

C’est un jeu qui a été très bien conçu pour l’époque, il est assez simple et voire même un peu trop, vu avec les yeux d’aujourd’hui. C’est aussi un des pionniers des jeux sur clavier/souris gamer au lieu d’un joystick. Toutefois, il a également beaucoup de qualité et on peut même dire que c’est un jeu qui a très bien vieilli.

 

Conception

Il y a tellement de chose à dire concernant Freelancer. Dans le temps on en parlait le plus souvent, et on évoquait les possibilités du titre, le côté space opéra, la campagne solo, l’aspect multijoueur, on ne sait plus vraiment par quoi commencer. Et surtout, il faut prendre en compte que le développement de Freelancer a pris environ 6 ans, soit un gros titre qu’attendait pas mal de joueurs de l’époque et sur lequel on va donner notre avis.

Freelancer

Alors pour débuter, on peut déjà affirmer que Freelancer n’est pas forcément ce qu’il avait été au départ. Le mode de jeu multijoueur par exemple, n’est pas du tout massivement multijoueur, même si à la base il était censé contenir jusqu’à 128 joueurs. Mais pour l’instant, on va surtout rester sur le jeu en soit en un Player, autrement dit la grande campagne solo qui, de son côté, est exactement ce à quoi on s’attendait : une énorme aventure interstellaire palpitante et avec des mises en scènes parfaite.

 

Une histoire intéressante

L’intro de Freelancer en met plein la vue et relate les événements qui ont poussé l’humanité à fuir sa planète pour coloniser de nouvelles galaxies avec l’espoir de vivre un jour en paix. Alors on incarne Edison Trent, un pilote qui va tenter de se faire un nom dans cet univers d’une rare complexité. En acceptant ou en refusant les missions qui seront proposées, il peut se tailler une réputation plus ou moins bonne auprès des factions en présence.

 

La réputation n’est pas un élément à prendre à la légère ici, car ce sera elle qui va donner accès à de nouvelles missions et qui fera évoluer les rapports avec les différents groupes de personnages. S’il existe bien une histoire qui sert de fil conducteur au jeu, on est libre de la mettre entre parenthèses pour se balader à sa guise dans l’immense terrain de jeu mis à disposition.

 

En traînant sur les multiples planètes ou sur les nombreux vaisseaux qui errent dans la galaxie, on peut rencontrer plusieurs personnes qui auront besoin de services pour des petits boulots souvent bien payés.

Freelancer

Mener à bien ses missions

Qu’elles soient obligatoires (dans le cadre de la campagne solo) ou totalement aléatoires (jobs trouvés un peu partout dans), les missions se déroulent exclusivement dans l’espace, à bord du vaisseau. Ainsi, il est donc évident de qualifier Freelancer de shoot galactique dans la lignée de Wing Commander, X-Wing et autres Colony Wars. Les objectifs sont très divers. Tantôt il conviendra d’escorter un escadron, tantôt d’assassiner un contrebandier, ou encore de faire le ménage dans une zone mal fréquentée.

 

Parfaitement intuitive, l’interface du jeu Freelancer permet de diriger son vaisseau avec délicatesse et précision. Tout se joue grâce au clavier et à la souris (on ne peux pas encore parler de souris ou de clavier gamer ultra sophistiqué comme on connait aujourd’hui) avec une maniabilité superbement étudiée pour qu’à aucun moment le joueur ne soit pris en défaut. Ce qui est très bien fait pour l’époque. Il n’y a absolument aucun risque de pester face à l’écran parce qu’on n’aura pas réussi une manœuvre. Et même bien au contraire, le vaisseau suit fidèlement les directions imposées par la souris et les canons visent toujours le curseur.

Freelancer

La vitesse du vaisseau est donnée soit par la molette soit par le clavier (n’hésitez pas à retester ce jeu avec les nouveaux modèles de clavier PC gamer actuel pour retrouver les sensations que cela procure). Enfin, toutes les autres fonctions (régénérations, vue de caméra, tirs de mines, de missiles) sont effectuées avec les touches du clavier comme dans n’importe quel jeu de nos jours. On pouvait difficilement faire plus simple. Même les joueurs d’antan n’ayant pas l’habitude de jouer au clavier et à la souris étaient surpris par tant d’aisance. Cela dit, vu que les souris d’antan n’étaient pas comme les souris PC gamer très perfectionné d’aujourd’hui, il fallait absolument se servir d’un bon tapis de souris gamer au risque de perdre en précision.

 

Au bord de l’écran sont affichées toutes les infos relatives au cockpit de l’appareil (énergie, boucliers, vitesse…). On peut aussi visualiser la liste des contacts et des ennemis proches de nous. Une série d’icônes permet également de simplifier les manœuvres telles que les arrimages, les mises en formation ou l’activation du turbo pour parcourir de grandes distances (indispensable vu la taille de la zone de jeu qui est absolument immense).

 

Escales

Lors des nombreuses escales, l’interface de Freelancer bascule du tout au tout pour proposer une sorte de jeu d’aventure. En effet, toujours grâce à une série d’icônes, on peut alors visiter le bar, qui est le lieu de rencontres pour trouver du boulot ou entendre les dernières rumeurs, le magasin d’équipements, pour acheter de nouvelles armes ou encore celui de vaisseaux, pour changer d’appareil.

 

À ce propos, il est à noter qu’il est impossible de posséder plusieurs vaisseaux en même temps et qu’il faut donc toujours bien réfléchir avant d’en acheter un nouveau. Il est aussi possible de se rendre chez des marchands spécialisés pour acheter divers produits. En errant chez eux, on peut tomber sur quelques richesses qu’il est possible d’exporter sur d’autres planètes.

 

Afin de se faciliter la tâche, Freelancer nous indique à chaque fois si ce qu’on achète est à un bon prix ou si au contraire on s’est fait avoir en beauté. Tout ce penchant commercial du jeu n’est cependant pas indispensable et ne sert qu’à farmer de l’argent.

Freelancer

Les combats sont passionnants…mais en solo

Freelancer n’est pas seulement intuitif à prendre en main et super intéressant à découvrir, il est aussi très bien réalisé, et graphiquement (avec un espace intersidéral de toute beauté), et musicalement (les musiques assurent parfaitement leur rôle dans un style très space opéra).

 

Pour les voix par contre, malgré la présence de Ian -Steve de Beverly Hills- Ziering dans le rôle principal, ce n’est pas terrible. Dans le mode multijoueur, pouvant accueillir jusqu’à 64 joueurs, le titre se propose de nous fournir des missions en coopératif dans l’unique but de gagner de l’argent pour acheter des objets.

 

Ce qui n’est pas vraiment stimulant. Au final, Freelancer se défend quand même très bien dans la catégorie des shoots galactiques. Même si son mode multijoueur n’est pas des plus intéressants, sa campagne solo et sa splendide réalisation lui permettent de tirer facilement son épingle du jeu.

Graphismes

Devant toute la beauté des nébuleuses, des étoiles, des effets de lumières et de l’animation vraiment très fluide lors des balades dans l’espace, on peut ainsi lui attribuer une note de 8/10. La justification tient à la modélisation des vaisseaux et des bases spatiales un peu simplistes par moment. Les personnages sont quant à eux plutôt bien faits.

Jouabilité

L’équipe du développement a vraiment fait un excellent travail sur Freelancer. On dirige le vaisseau très naturellement et les raccourcis (clavier et icônes à l’écran) se révèlent très pratiques pour progresser rapidement. Et c’est d’une facilité, on peut mettre un bon 8,5/10.

À noter qu’à l’époque, Freelancer pouvait déjà se jouer sur ordinateur portable. Mais la nécessité d’un bon ventilateur PC portable était de mise du faut que le jeu pouvait facilement faire surchauffer votre PC portable.

 Freelancer

Heures de jeu

Rien qu’avec le jeu solo, on en a pour un moment avant de remplir la dernière mission. En ajoutant les jobs annexes et le mode multi, il peut sembler plus long, mais comparé aux jeux d’aujourd’hui il est assez court 7/10.

Sonorité

Si on peut reprocher à certains voyages de durer un peu trop longtemps (les distances sont vraiment énormes), les musiques parviennent toujours à nous faire passer le temps en faisant ressortir la beauté du paysage. Les thèmes nous imprègnent d’un esprit space opéra très marqué. Aucun commentaire sur les voix qui ne nous ont pas emballés plus que ça. Mais on va quand même attribuer une note de 7/10

Scénario

On suit Edison Trent au gré de ses envies. Entre les missions obligatoires et celles totalement libres, on se laisse submerger par l’ambiance du jeu. 7/10

 

Freelancer : Notre conclusion

Ca faisait un petit bout de temps qu’on n’avait pas eu droit à un shoot dans l’espace de cette trempe. Freelancer possède toutes les qualités nécessaires à faire de lui un grand de sa catégorie. A la limite, on pourrait lui reprocher un aspect « gestion du vaisseau » un peu simpliste, mais face à tous les bons points du titre, on peut tout de même lui pardonner ses quelques défauts.

 

Config jouable

Pentium III 800 Mhz, 128 Mo de RAM, Carte 3D

Config recommandée

Pentium IV 1.4 Mhz, 256 Mo de RAM, Carte 3D

Un peu de « nostalgie » : Test de Freelancer (2003)
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