Microsoft a récemment annoncé que la prochaine génération de son casque de réalité mixte HoloLens intégrera une puce IA (Intelligence Artificielle). Ce composant – un « coprocesseur » conçu mais pas fabriqué par Microsoft – sera utilisé pour analyser des données directement sur le casque. D’où un gain de temps non négligeable puisque ces données n’auront pas à être envoyées sur le cloud. D’après Microsoft, HoloLens 2 y gagnera en performance tout en restant aussi mobile que possible.
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Un usage de plus en plus fréquent de l’intelligence artificielle
L’annonce suit une tendance à la mode parmi les plus grosses entreprises de la Silicon Valley, qui tentent maintenant de rattraper leur retard sur l’intelligence artificielle moderne. Les appareils mobiles actuels, où l’IA sera utilisée de plus en plus fréquemment, ne sont tout simplement pas conçus pour gérer ce genre d’application. Et lorsqu’ils doivent le faire, il en résulte généralement de faibles performances ou une grosse consommation d’énergie.

Les avantages d’incorporer l’IA dans les produits High Tech
Mais faire fonctionner l’intelligence artificielle directement sur des appareils comme les smartphones ou les casques de réalité augmentée présentent beaucoup d’avantages. Comme Microsoft l’a expliqué, le gain de performance est l’un d’entre eux, les périphériques n’ayant plus besoin d’envoyer les données à un serveur distant. L’utilisation est également facilitée, une connexion internet permanente n’étant plus nécessaire. Et cette méthode est bien plus sécurisée et confidentielle, les données de l’utilisateur ne quittant jamais l’appareil.
Il y’a 2 façons de développer ce type d’Intelligence Artificielle sur ces périphériques.
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La première :
Il faut concevoir des réseaux neuraux légers qui demandent peu de puissance de calcul. Facebook (vous trouverez ici un article détaillant les recherches sur l’IA de Fb) et Google travaillent tous deux sur cette technologie.

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La seconde :
La seconde est de créer des processeurs IA, des architectures et des logiciels. Ce que font des sociétés comme ARM ou Qualcomm. La rumeur court qu’Apple développe aussi son propre processeur IA pour l’Iphone (appelé « Apple Neural Engine »). Et Microsoft est désormais entré dans la compétition avec HoloLens.
Cette course à la conception de processeurs IA est accompagnée par un travail de recherche sur des puces d’Intelligence Artificielle spécialisées destinées aux serveurs. Intel, Nvidia, Google et Microsoft ont tous ce type de projet en cours dans leur département Recherche et Développement. Ce type de cloud intelligent fournira divers services aux nouveaux processeurs mobiles (il sera vendu en priorité aux entreprises). Mais globalement ces deux approches sont complémentaires.

Les spécificités de la puce IA de Microsoft pour HoloLens 2
Doug Burger, ingénieur au département recherche de Microsoft, a déclaré que la marque prenait ce challenge de créer des processeurs IA pour les serveurs « très au sérieux ».
« Notre objectif est d’être le cloud IA numéro un » Doug Burger
Concevoir une IA directement intégrée au HoloLens pourrait aider Microsoft à atteindre ce but. Mais l’entreprise devra focaliser ses efforts sur la création d’architectures capables de gérer les réseaux neuraux.
Pour la deuxième génération d’HoloLens, le coprocesseur IA sera intégré à ce que Microsoft appelle « Holographic Processing Unit », ou HPU. Il gérera les données provenant des différents capteurs de l’appareil, tels que l’unité de détection de mouvement et les caméras infrarouges. Le coprocesseur IA sera utilisé pour analyser ces données grâce aux réseaux neuraux. C’est l’un des principaux outils de l’intelligence artificielle moderne. Il n’y a toujours pas de date annoncée pour les lunettes HoloLens 2, mais certaines rumeurs laissent penser qu’il arrivera en 2019.
A sa sortie, l’intelligence artificielle sera encore plus importante qu’aujourd’hui et ces puces spécialisées seront probablement très demandées.
