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Les types de connexion réseau

 

Les types de connexion réseau

Les réseaux informatiques existent sous plusieurs formes : réseaux domestiques, réseaux d’entreprise, et Internet sont trois exemples courants. Un ordinateur peut utiliser différentes méthodes pour se connecter à ces réseaux. Trois types de connexion réseau basiques existent :

Point à Point : les périphériques communiquent directement entre eux. Par exemple deux téléphones peuvent établir une connexion pour échanger des images ou des données.

Broadcast / Multicast (diffusion) : un périphérique envoie un message (vidéo, audio, données) sur le réseau et de multiples copies sont livrées aux “clients”.

Multipoint : un périphérique se connecte et envoie des données à de multiples appareils en parallèle.

Toutes les technologies ne supportent pas ces différents types de connexion. L’ethernet par exemple permet le Broadcast, mais pas l’IPv6. Nous allons voir ensemble ces connexions et leurs usages courants sur les réseaux actuels.

Internet Fixe à Haut débit

DSL

Le terme Haut débit a plusieurs significations, mais la plupart des utilisateurs l’associent au concept de connexion Internet rapide installée à un endroit précis. Les réseaux privés au domicile, dans des écoles, des entreprises utilisent généralement des connexions Haut débit.

Histoire et usages courants : de nombreuses universités, gouvernements et institutions ont créé les premiers éléments de l’Internet moderne dans les années 70 et 80.

Les connexions à domicile ont rapidement gagné en popularité dans les années 90 avec l’émergence du World Wide Web (www). Les connexions fixes à haut débit sont devenues un standard dans les résidences des pays développés pendant les années 2000, avec des vitesses toujours plus élevées. Au même moment, les fournisseurs d’accès commençaient à installer des points d’accès WiFi un peu partout pour étendre l’accès à Internet pour tous les utilisateurs.

Technologies majeures : les réseaux numériques à intégration de services (ISDN en anglais) permettent des échanges de voix et de données simultanés sur les lignes téléphoniques sans utiliser de modem. C’est le premier exemple de service haut débit (relativement aux autres solutions) accessible aux consommateurs. L’ISDN n’a pas réussi à devenir très populaire à cause de l’arrivée des connexions câblées et DSL, plus compétitives. Outre ces options qui nécessitent une infrastructure câblée , les réseaux sans fil fixes (ne pas confondre avec les réseaux mobiles) sont des services basés sur des transmetteurs à ondes radio.

Problèmes : les connexions haut débit fixes sont reliées à une installation locale et ne sont pas mobiles. En raison du coût de l’infrastructure, la disponibilité de ces services est parfois limitée aux villes et banlieues (certains réseaux sans fil fonctionnent raisonnablement bien en zone rurale). La compétition entre les différents fournisseurs d’accès les force à améliorer leur service constamment et réduire les coûts.

Internet Mobile

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Mobile World Congress 2016. Davis Ramos / Getty Images

Le terme “Internet mobile” désigne plusieurs types de connexions à Internet accessibles depuis des connexions sans fil.

Histoire et usages courants : les services Internet par satellite ont été créés à la fin des années 90 comme alternative aux connexions par réseau commuté traditionnelles. Même si ces services ne peuvent pas rivaliser avec les connexions haut débit modernes, ils continuent à être utilisés dans les zones rurales. Les réseaux cellulaires initiaux étaient trop lents pour supporter le trafic Internet et étaient conçus principalement pour la voix, Mais avec les améliorations des nouvelles générations, c’est désormais le choix prépondérant.

Technologies majeures : les réseaux cellulaires ont une grande variété de protocoles de communication tels que la 3G, 4G, et (bientôt) 5G.

Problèmes : la vitesse des connexions mobiles a historiquement été plus faible que celle proposée par les services haut débit fixes, tandis que leur coût était plus élevé. Avec de nombreux progrès tant en performance qu’en coût ces dernières années, l’Internet mobile est progressivement devenu accessible et viable pour la plupart des utilisateurs,

Les réseaux privés virtuels (VPN)

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VPN et réseaux sociaux à Teheran. Kaveh Kazemi / Getty Images

Un réseau privé virtuel (VPN) est composé de matériel, logiciels, et de connexions qui appuient un réseaux protégé client-serveur sur une infrastructure de réseau public via une méthode appelée “tunneling”.

Histoire et usages courants : les VPN sont devenus populaires dans les années 90 avec la prolifération des réseaux haut débit. Les grandes entreprises ont installé des réseaux privés pour leurs employés afin de leur permettre un accès à distance. Ils pouvaient ainsi se connecter à l’intranet (réseau interne) depuis leur domicile ou en déplacement pour accéder à leurs emails ou d’autres logiciels propriétaires. Les services VPN publics qui améliore la vie privée des utilisateurs continuent aussi à être largement utilisés. Les services de “VPN international” par exemple, permettent aux abonnés de naviguer au travers des serveurs de différents pays. Ils peuvent ainsi éviter certaines restrictions liées à leur localisation.

Technologies majeures : Microsoft Windows a adopté le protocole de Tunneling point à point (PPTP) comme solution de VPN. D’autres systèmes ont préféré les standards IPSEC ou L2TP.

Problèmes : les réseaux privés virtuels nécessitent une installation particulière coté client. Les paramètres de connexion varient selon le type de VPN et doivent être configurés correctement pour que le réseau fonctionne. Les tentatives de connexion ratées ou les pertes de connexion sont fréquentes et peuvent être compliquées à diagnostiquer.

Les réseaux commutés

dialupLes connexions via réseau commuté permettent des communications TCP/IP par l’intermédiaire de lignes téléphoniques classiques.

Histoire et usages courants : les réseaux commutés étaient la première forme d’accès internet à domicile au début des années 90. Certaines entreprises ont aussi mis en place des accès à des serveurs privés pour permettre à leurs employés d’accéder à leur réseau.

Technologies majeures : les ordinateurs sur réseau commuté utilisent des modems analogiques qui appellent un numéro de téléphone dédié pour établir la connexion et envoyer/recevoir des messages. Les protocoles X.25 sont parfois utilisés pour transférer des données sur de longues distances, en particulier les terminaux bancaires ou de société de crédit.

Problèmes : les réseaux commutés offrent des débits très limités. Les modems analogiques par exemple, n’atteindront qu’un débit maximum de 56 Kbps. Ils ont été remplacés par les connexions haut débit au domicile des internautes et sont progressivement mis à l’écart pour les autres utilisations.

Le réseau Local (LAN)

lanOn associe généralement les réseaux d’ordinateurs aux LAN plus qu’aux autres types de connexions. Un réseau local regroupe un ensemble de périphériques proches les uns des autres (dans le même bâtiment généralement) connectés à un équipement réseau (routeur haut débit ou switch). Les communications se font alors en interne ou vers l’extérieur.

Histoire et usages courants : les réseaux locaux (câblés et/ou sans fil) sont devenus très populaires dans les années 2000 avec l’explosion des réseaux domestiques. De leur côté les universités et les entreprises les utilisaient déjà bien avant.

Technologies majeures : la plupart des réseaux locaux câblés utilisent l’ethernet alors que les réseaux sans-fil privilégient généralement le Wi-Fi. Il y’a quelques années d’autres technologies existaient telles que le “Token Ring” ou le “FDDI”.

Problèmes : gérer des réseaux locaux peut être compliqué car ils comportent souvent des périphériques et configurations différents. Notamment les systèmes d’exploitation ou les interfaces réseau. Les technologies utilisées par les réseaux locaux ne fonctionnant que sur des distances limitées, l’utilisation de routeurs additionnels est nécessaire.

Les réseaux directs

bluetooth

Les connexions dédiées entre deux appareils (et seulement deux) sont appelées connexions directes. Les réseaux directs sont différents des réseaux peer-to-peer, ces derniers contenant un grand nombre de périphériques interconnectés.

Histoire et usages courants : au départ les réseaux d’utilisateurs communiquaient avec les serveurs grâce à des lignes dédiées. Les PC sous Windows permettaient aussi les connexions câblées directes, souvent utilisées pour transférer des fichiers. On utilise souvent les connexions directes entre deux smartphones pour échanger des photos, vidéos, ou jouer en réseau.

Technologies majeures : les ports série et les ports parallèles permettent les connexions directes, mais ils ont globalement disparu au profit de l’USB. Certains PC portables offraient aussi des connexions directes via infrarouge entre modèles aux normes IrDA. Le Bluetooth est devenu le standard pour l’appairage sans fil grâce à son coût et sa faible consommation en énergie.

Problèmes : établir des connexions directes sur de longues distances est difficile. Les technologies sans fil notamment, ont besoin de périphériques proches l’un de l’autre (Bluetooth) ou sans obstruction (infrarouge).

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